Vous trouverez ici quelques proses, poèmes ou autres rédactions issues de mon imagination et de différentes sources d'inspiration. Bonne lecture!



La pauvreté

Sur terre il arrive souvent des malheurs, chaque jour des gens meurent... C'est parfois de vieillesse, parfois de peur mais bien souvent de détresse. Regardez les familles vivant dans la pauvreté et recherchant comme elles le peuvent la rareté de l'argent qui pourrait leur servir à se nourrir et se lotir; observez tous ces gens qui n'ont jamais pensé à voyager, n'ayant pas même assez pour simplement manger. Comment les aider? Simplement en ayant pour eux une pensée pour ne pas les oublier, leur offrir un simple sourire ou des souvenirs, un peu de monnaie ça les dépannait aussi, mais ne restons pas assis les bras ballants à attendre que les choses s'améliorent sans tendre la main vers ces amis qui veulent un peu de soutien et de bonne humeur dans leur vie de malheur.





En vignette: le parc Caillebotte peint par Gustave CAILLEBOTTE.

Enfance

J'ai peur du temps qui passe et me ronge petit à petit.
En revenant ici je pense à ce que j'ai vécu jusque là, des souvenirs remontent en moi et me prennent à parti, comme des éclairs lors d'un orage illuminant fugitivement une scène avant de la replonger dans l'obscurité.
Assis à ce balcon j'observe le rocher en contrebas sur lequel nous jouions étant enfants. Nous ne nous soucions guère de qui gagnerait les élections, tant que ce dernier ne nous retirait pas notre joie.
Le soleil dévorait ce panorama sur une nature encore libre par endroits, des animaux sauvages surgissaient parfois la nuit de derrière les buissons et faisaient des parties de cache-cache nocturne devant nos fenêtres.
Tant de souvenirs me noyant dans la mélancolie du passé que rien ne peut retenir me font songer que j'aurais voulu rester enfant encore, insouciant du futur et de la vie elle-même, profitant de chaque jour de la vie avec une ardeur irrefreinée.




La Guerre

On peut se demander pourquoi existe la guerre,
Peut-être pour à l'ennemi grapiller plus de terres,
Se faire quelques amis en tuant leurs rivaux,
Tout ça à coups de dés aux hasard des travaux.

On invente une histoire: l'ennemi a des armes,
Et pour se faire bien voir on trafique des images,
On crée plein de rapports des schémas sur les pages,
Et pour régler leur sort on se montre certains charmes.

Ils envoient plein de chars, des avions plein de bombes,
On les largue sur les villes et on creuse toutes les tombes,
On y planque les civils des familles épleurées,
Et sorti de nul part vient un homme décoré.

Il nous sort des excuses, assure de sa bonne foi,
Mais cela les amuse que de détruire la paix,
Il parle de reconstruire car c'est les autres qui paient,
Mais dans cela le pire: c'est pas la dernière fois...





Un court essai écrit rapidement pour passer le temps d'un long Week-End de printemps. Le tableau présenté en vignette représente "le cri" d'Edvard MUNCH (1893).

Désespoir et folie

Tout le bonheur me fait souffrir,
La joie de vivre me fait périr,
Reste le malheur qui me comprenne,
D'un coup m'engouffre dans toutes ces peines.

Pourquoi la vie prend-t-elle son aile,
Sur ces tourments qui tous s'emmêlent,
Et en résulte une grande tempête,
Qui s'acharne sans qu'on l'arrête.

Ce simple mot mélancolie,
Prend sa racine dans la folie,
Sans hésiter entrant en moi,
Cherchant mon âme sans autre émoi.


Dans un asile je perd mes jours,
Il ne reste pas le choix toujours,
Perdant conscience l'esprit de brume,
Au large noyé dans cette écume.

Vinalys - le 31/05/2004/




Le vieux Chêne

Cet arbre, ici, au détour du chemin de sable, vous connait bien...

Il vous a rencontré un jour de printemps, alors que votre mère vous promenait dans ce parc. Vous dormiez dans votre landeau mais lui, vénérable chène aux si longues années a bien remarqué votre visage et votre regard si étonné de croiser cet amas de branches lui cachant le ciel.
Plus tard, vous êtes revenu jouer à sa base, guettant les fourmis ayant élu domicile dans ses racines. Ce qui l'a étonné c'est votre sens de l'observation: vous aviez même découvert l'entrée secréte de la fourmilière!
Quelques années après, vous avez enfin réussi à grimper dans ses plus basses branches. Il vous a cependant bien aidé en inclinant ses bras pour vous dévoiler un escalier. Combien d'enfants a-t-il donc bercé de cette manière?
Finalement, vous aviez décider de graver votre nom sur son écorce il y a quelques années de cela. Il n'a pas bronché et a accepté la blessure que vous lui avez infligé.
Mais depuis, vous passez devant sans même le remarquer, pressé dans vos déplacements. L'avez vous oublié? En tout cas lui se souvient parfaitement de vous et vous examine attentif à chaque fois qu'il, ou plutôt que vous le croisez.

Au détour de ce chemin de sable, une jeune femme s'approche lentement, poussant un bébé dans son landeau...

Vinalys, le 18 mars 2005